Samedi 19 décembre 2009
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mon premier article, ma première interrogation portera sur l' entraînement au Seuil Anaérobie (SA).
Cette notion d'entraînement concerne essentiellement les coureurs de fond ou de demi-fond en athlétisme.
En parlant avec un collègue athlète, entraîneur en athlétisme, cette notion est apparu dans la conversation. Connaissant tout 2 cette notion, mon interrogation réside dans la pertinence de
s'appuyer sur ce SA pour l'entraînement des athlètes?.
alors vous qu'en pensez-vous ? quelle experience avez vous de cette notion? comment vous en servez vous dans vos entrainements ( planification, structure, contenu )? ou comment le ressentez vous en
tant qu'athlètes ?
Par neo7
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Voici mon organisation de la semaine avec des athlètes (800, 1500,3000M)de niveau débrouillé soit 4 séances par semaine. 1 de PPG qui devient plus spécifique (maintenant), 1 où l'on travaille à 100% de la VMA, 1 en SA (85-90% VMA), 1 en C.A (capacité aérobie 75 à 80%VMA)pour favoriser récupération.
En travaillant à ces différentes allures, je pense développer la VMA de mes athlètes et donc repousser le seuil (moment où s'accumule tous les lactates). Ce qui sera important pour la suite de la saison estivale où l'on travaillera d'avantage la résistance par des séances en capacité anaérobie lactiques mais aussi puissance anaérobie lactique et alactique (pour ceux qui se dirrigeront sur le 800M).
Aujourd'hui après 2 mois d'entraînement, 2 de mes athlètes qui avaient commencé en SA avec un rythme de 3'45 au km se situent maintenant en 3'35 alors que la récupération a diminué (1/2 tps d'effort). A la rentrée on passe à 1/3. Le plus dur c'est de déterminer la SA après un test avec ts les effets que l'on connaît. Après je pense qu'il est primordial de respecter les temps de récupération afin que l'on ne bascule pas dans un autre processus énergétique en cours de séance. Et c'est là que la communication avec l'athlète , son ressenti est fondamental pour jouer sur les paramètres évoqués ci-dessus.
Voilà, j'espère que je n'ai pas été trop confis ds mes explications.
Je t'ai mis en lien sur mon blog et je l'ai mis aussi sur ce site athled.net (y a une rubrique conseils de coachs) Peut-être que t'y trouveras ton bonheur.
+++
seulement dis moi , quand tu y seras comment tu developpes "la capacité anaerobie lactique", et "la puissance anaerobie lactique" car là je ne vois pas bien ce que cela veut dire et à quoi cela correspond.
et c'est toute cette sémantique et ces termes qui me semble important de ce mettre d'accord lorsque l'on parle de prépa dans les differentes activités sportives, et c'est cela qui m'interesses via ce blog pour pouvoir parler la même langue en terme de préparation athlétique ou préparation physique.
merci doudounaldo pour ce premier commentaire posté ;))
à bientôt j'espère
neo7
Une même langue pour décrire les différents processus, vaste programme !
Aves mes mots, en allant du plus lent au plus rapide et si on veut décomposer les séances par themes, je vois pour ma part:
l'endurance basique
l'endurance spécifique
le seuil
le seuil "+"
la VMA (vitesse maximale aérobie)
la CAL (capacité anaérobie lactique)
la PAL (puissance anaérobie lactique)
la vitesse (anaérobie alactique)
Si je comprends bien, doudounaldo aborde le chapitre VMA
Toi,celui de la PAL et de la CAL.
Ces deux notions sont spécifqiues et ne constituent pas le gros volume de l'entrainement (sur 10 bornes et plus, a ma connaissance, on n'en fait pratiquement jamais)
Il s'agit de développer la capacité a encaisser le lactique quand on va au delà de la VMA c'est à dire sur des distances essentiellement inférieurs à 10 minutes de temps d'effort.
Ce peut être tres utile pour des footballeurs.
La différence entre la PAL et la CAL ce sont leurs positionnement dans un cycle d'entrainement:
la PAL (puissance) peut s'introduire en début: c'est courir (tres) vite sur des distances genre 200-300 avec de grosses récupérations ( > 5'). On développe la PUISSANCE anaérobie.
Elle permet également de donner de la facilité gestuelle pour aborder des séances VMA qui sont quand même l' "essentiel" de l'entrainement en 1/2 fond
La CAL intervient en fin de cycle, en phase précompétitive : par rapport à la PAL les récup sont toujours grandes mais les distances sont un peu plus longues (qu'en PAL): on développe la CAPACITE anaérobie.
J'espere que ça t'apporte quelques éléments de réponse.
Sportivement
Donc en atlétisme,et notamment en CAL ET EN PAL vous cherchez à developper la puissance avant la capacité dans vos cycles d'entraînements.!?
si pour moi,je compare avec un reservoir et un robinet, la capacité est le reservoir, et la puissance le débit, c'est à dire comment vous allez utiliser ce reservoir avec quelle frequence et intensité...
est-ce cela ou pas?
car c'est cela que je trouve interessant afin de parler un même langage même si les disciplines sont différentes...en football on parle de VMA, de capacité et puissance aerobie, de vitesse ( athlétique / spécifique ), de travail lactique mais pas de CAL et de PAL...
et c'est très interessant.je comprends mieux votre démarche, mais pas encore le principe de l'entraînement.
merci pour vos réponses
neo7
est-ce cela ou pas?""
C'est une image parmi d'autres: d'une manière générale la puissance c'est une valeur absolue, intrinseque.
La capacité c'est la capacité à la produire pendant un certain temps.
c'est un peu le principe général pour arriver à optimiser ses aptitudes physiques dans tous les sports.
Ceci dit pour le foot les efforts sont également différents selon les postes ? un attaquant serait un coureur de 100-200 , un milieu plus orienté 800-1500 etc ?
Tu devrais peut être aller faire un tour sur le forum que doudou te donne en référence .
Je relirai ton blog d'ici quelques jours
pour ma part, depui sce discours je recherche un peu cette notion tant usité du SA.et égalmement sur les seuils ventilatoires de Wasserman
dans Vallier, et al.2000"determination des seuils lactateset ventilatoires de la société de medecine du sport.sciences du sport 15:133-140"
consensus sur :
- une definition et determination pratique des seuils lactates et ventilatoires
- abandon de toute terminologie faisant reference à une explication physiologique de ces "seuils anaerobie et aerobie"
- faire seulement reference à la technique de determination de seuil lactates et ventilatoires
ensuite,
chez les sujets sains et sportifs :
- considerer uniquement les " seuils ventilatoire et lactates 2"
- rejet de la notion des seuils anaerobies
- pas de notion de "seuil d'accumulation des lactates SL2" au niveau intramusculaire
- la mesure du "seuil lactate2" PEUT être utile dans le contrôle de l'entraînement et dans la prédiction de la performance ( Billat 96 ). Plus le seuil est elevé, plus l'endurance aerobie est bonne.
voilà quelques conclusions qui peuvent être interessante, et les nouveaux travaux de V. Billat developpé à EVRY sous le nom de R2PH à venir peuvent etre egalement à consulter
Très interessant dans la comprehension ?????
A propos des methodes de determination des seuils,
Bunc et al en 1981 relatent que le seuil anaerobieest au point de rencontre entre la courbe de la lactatémie et la bissectrice des tangentes à la courbe tracée au rzepos et à l'exercice maximal.
Selon Siegmann et al en 1981, affirment que le seil anaérobie est au point de tangente de la courbe, de la droite qui passe par le point de la courbe de lactatémie en récuperation qui est au niveau de la lactatémie à la fin de l'exercice.
voilà pour ces résultats.
Bref, ces seuils anaérobies sont très difficile à determiner et à identifier, et les methodes selon les auteurs diffèrent.
En ce qui me concerne, je retiendrai à l'avenir que si je veux travailler, avec des footballeurs au seuil,
le seuil anaerobie ou seuil ventilatoire n°2 se travaillera entre 80 et 90% de la Vo2max ( ou FCmax) et ,
le seuil aerobie ou seuil ventilatoire n°1 se travaillera entre 70 et 80% de la Vo2max ( ou Fcmax ) et,
l'endurance de base ou de recuperation se travaillera entre 60 et 70% de la Vo2max ( ou Fcmax)
à partir du moment où l'on effectue des seances avec des allures superieures à 90% de la Vo2max, on est dans un travail de puissance aerobie et anaerobie.
ccl issue de Dellal et al 2008.
Pour finir, l'entraînement intermittent améliorerait davantage le seuil venilatoire que le continu mais n'aurait pas plus d'effet sur le seuil lactique.
neo7
La finalité étant d'arriver à tirer le meilleur parti de ces aptitudes physiques dans le cadre d'une activité technique.
D'ailleurs au final un peu comme est en course à pied, la VMA (une réalité terrain) au regard de la VO2 max (une potentialité de laboratoire), tu pourrais t'intéresser à évaluer les aptitudes physiques de tes joueurs en situation "technique" en constituant tes propres grilles d'évaluation :
chronométrer un 400 m balle au pied
chronométrer un 100m en pas chassé
faire un 800 m et une série de 30 jonglages enchainés
etc, etc
dans toutes la gamme physiologiques possible et au gré de ton imagination de technicien.
Bonne continuation.
c'est pour cela que les differentes etudes scientifiques sont interessantes, mais ce qui se passe dans la pratique l'est encore plus..
c'est toujours le dilemme de la theorie et de la pratique !!!
et l'eclairage des theoriciens et des scientifiques et là pour nous guider justement, car les methodes empiriques ont aussi leur limites.... et même si l'être humain est tres complexe, et que suivant les differentes recherches, les axes de traitement sont differents, il est toujours utile d'en tenir compte;
et c'est pour cela qu'il est utile pour moi de voir et de savoir ce qui peut se faire ailleurs, comme cela je peut le ramener à mon activité qui est le football qui me semble somme toute plus complexe car toutes les aptitudes et qualités physiques sont à travailler et developper afin d'avoir des joueurs complets...
bref, merci pour ces eclaircissements
neo7